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17 mai 1997 : le jour où le ciel tomba sur le régime Mobutu

17 mai 1997 : le jour où le ciel tomba sur le régime Mobutu

Le 17 mai 1997, Mobutu, alors président de la République du Zaïre, et sa famille ayant, la veille, quitté Kinshasa pour le Togo via Gbadolite alors que plusieurs dignitaires du régime déchu traversèrent le fleuve pour se retrouver au Congo-Brazzaville.

Le 17 mai 1997 tomba un samedi. Jour mémorable pour la plupart des Congolais, désormais des ex-Zaïrois. 

Plus que des larmes de crocodile que le maréchal-Président avait versé le 24 avril 1990. C’était plutôt la fin de tout un régime. 

C’est ce jour là que les militaires de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) entrèrent dans la ville de Kinshasa. 

Mobutu et sa famille ayant, la veille, quitté Kinshasa pour le Togo via Gbadolite (son fief situé dans la province de l’Equateur), plus rien ne s’opposait à l’imprévisible remise et reprise forcée. 

Plusieurs dignitaires du régime déchu traversèrent le fleuve pour se retrouver au Congo-Brazzaville en attendant de se refugier dans d’autres pays. 

C’était la fin du régime en place depuis le coup d’Etat du 24 novembre 1965. Et le début d’un nouveau régime, celui incarné désormais par M’Zee Laurent-Désiré Kabila en sa qualité de président de l’AFDL. 

Une nouvelle page de l’histoire du Congo venait de s’ouvrir.

Deux évènements renseignaient déjà sur la fin du régime du maréchal Mobutu. D’abord, le vendredi 16 mai 1997. Le ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement, dirigé à l’époque par le Premier ministre Likulia, le Pr Tryphon Kin-Kiey Mulumba, faisait état dans son compte rendu de l’échec des négociations d’Outenika (du nom d’un navire de guerre de l’Afrique du Sud qui abritait les discussions) entre le maréchal Mobutu et Laurent-Désiré Kabila pour mettre fin à la guerre. 

C’est l’ancien président sud-africain Nelson Mandela qui assurait la médiation de la rencontre. 

A en croire, le ministre de la Communication, après l’échec des négociations, le maréchal Mobutu avait regagné la ville de Gbadolite. Or, à partir de Gbadolite, Mobutu et sa famille allaient en exil au Togo.

Le deuxième évènement, c’était la mort du général Mahele la nuit au camp Tshatshi. Celui qui devrait protéger la ville de Kinshasa, venait d’être abattu par les militaires de Mobutu, la fameuse Division spéciale présidentielle (DSP) de triste mémoire.

Quand la mort du général Mahele précipite les choses

Tous les espoirs, en prévision de l’entrée des militaires de l’AFDL et, donc d’une possible guerre dans la capitale, reposaient sur le vice-Premier ministre en charge de la Défense, doublé de chef d’état-major général des Forces armées zaïroises (FAZ), le général Mahele. 

C’est de la sorte qu’au terme de sa mort, les troupes de l’AFDL firent leur entrée dans la ville de Kinshasa le matin du samedi 17 mai 1997. Car, indique-t-on, la DSP ayant exécuté ce brave général, tout pouvait arriver. 

Et, pour éviter le pire, l’AFDL ne devrait plus attendre. C’est de la sorte que le samedi, des cris de joie étaient poussés par la population en lançant « ba ye » (entendez : ils sont là).

Ce qui avait poussé les éléments de la Division spéciale présidentielle à entrer en débandade parce qu’eux aussi, étaient ciblés par l’AFDL. 

C’est ce qui pousse les observateurs à dire que la mort de Mahele avait sauvé les habitants de la capitale congolaise. Le général Mahele avait donné sa vie pour protéger la ville de Kinshasa.

Mais, comment l’AFDL avait-elle fait pour entrer aussi vite dans la ville de Kinshasa ?

Il ressort du recoupement de plusieurs informations que les éléments de l’AFDL étaient déjà présents aux alentours de l’aéroport international de N’Djili lorsque le maréchal Mobutu quittait Kinshasa pour Gbadolite. 

Mais, qu’ils avaient des instructions pour ne pas l’empêcher de prendre le chemin de l’exil. Sinon, ils étaient capables d’abattre son avion. 

On comprend donc pourquoi le général Mahele avait dit au maréchal Mobutu qu’il ne pouvait assurer sa sécurité.

Mobutu avait compris que sa famille et lui ne pouvaient plus rester à Kinshasa. Il fallait partir sans demander ses restes.

C’est pour cela qu’il avait quitté Kinshasa pour récupérer certaines affaires à Gbadolite où son avion avait essuyé d’ailleurs quelques tirs pour, enfin, prendre le chemin de la ville de Lomé, la capitale du Togo.

C’est dire à quel point l’assassinat du général Mahele avait réellement précipité les choses parce qu’il fallait faire vite.


Le témoignage d’un ancien élément de la Garde civile

Sous le couvert de l’anonymat, un ancien élément de la Garde civile, une des forces de sécurité de Mobutu, nous a apporté son témoignage.

Il a indiqué que les troupes de l’AFDL étaient entrées à Kinshasa quelques jours avant le départ du maréchal Mobutu.

Avec ses collègues, ils s’occupaient des renseignements lorsque, le jeudi 15 mai 1997, ils aperçurent un mouvement bizarre.

Des gens à bord d’un véhicule venaient de tuer des militaires sur la route de Maluku. Leur commandant leur donna l’ordre d’aller faire leur rapport au quartier général de la Garde civile. Le général les écouta avant de leur prodiguer un sage conseil.

En fait, il leur demandait de rentrer chez eux pour prendre soin de leurs familles. Là où ils pensaient que des instructions allaient être données pour la poursuite des sujets suspects. C’est l’entrée des troupes de l’AFDL, samedi, qui leur permit finalement de bien comprendre le conseil du général.

La ville de Kinshasa était suffisamment infiltrée par l’ennemi.

Le matin du samedi 17 mai 1997, un ministre quelque peu distrait faisait la grâce matinée lorsque ses gardes le tireront de son sommeil pour l’informer de l’assassinat du général Mahele.

Ainsi, surpris par l’annonce, il tentera d’avoir de plus amples informations par téléphone. C’est là qu’il apprendra que, non seulement le maréchal Mobutu s’était déjà refugié au Togo, mais aussi et surtout que les troupes de l’AFDL avaient fait leur entrée à Kinshasa.

Désorienté, il indiquait qu’il n’allait pas fuir et qu’il allait attendre qu’on le tue chez lui. Ses proches l’implorèrent de ne pas minimiser la situation et de traverser le fleuve pendant qu’il en était encore temps.

C’est comme cela qu’il décida finalement de suivre plusieurs de ses collègues déjà partis.

C’est également le cas d’un chevalier de la plume qui n’oubliera jamais la date du 17 mai 1997.

Il avait un important rendez-vous avec un des bonzes du régime Mobutu, le même samedi, lorsque sa femme le réveilla pour l’informer de l’assassinat du général Mahele. Il décida d’aller vite à son rendez-vous « vital ».

Mais, à peine venait-il de quitter sa maison que les cris scandaient de partout : « Ba ye ». Pendant ce temps, le bonze avait déjà quitté la RDC.

L’AFDL, un conglomérat d’opportunistes et d’aventuriers

Laurent-Désiré Kabila lui-même, lorsqu’il s’était brouillé avec ses alliés de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo, avait trouvé des mots pour qualifier l’AFDL. 

D’après lui, il s’agissait « d’un conglomérat d’opportunistes et d’aventuriers ». Le mot était vite lâché.

En fait, l’AFDL était un fourre-tout où il y avait tant des progressistes que des libéraux. On y retrouvait aussi des Congolais et des Rwandais. Au bout du compte, des intérêts sur le Congo divergeaient tellement que M’Zee Kabila a finalement décidé de se débarrasser des étrangers qui avaient accompagné la libération du Congo. 

C’est en ce moment que les choses se sont gâtées au point que l’ancien chef d’état-major général de l’Armée congolaise, aujourd’hui à Kigali aux côtés de Paul Kagame, James Kabarhebe, s’est permis de détourner un avion pour se rendre à Moanda.

Il tentait de rallier certains militaires de la base de Kitona à sa cause. Il s’agissait d’une action contre le régime de Laurent-Désiré Kabila.

L’AFDL volait donc en éclats après avoir réussi à chasser le régime Mobutu du pouvoir. Bénéficiant du soutien de la population congolaise, le Comité des pouvoirs populaires (CPP), la structure politique mise en place par « M’Zee » pour remplacer l’AFDL, marchait à plein régime. 

Malheureusement, la mort toquait déjà la porte du « soldat du peuple ». C’est de la sorte que le 17 janvier 2001, le grand M’Zee fut assassiné par un de ses proches. 

Apparemment, il emportait aussi avec lui la Révolution du 17 mai 1997. 

Laurent-Désiré Kabila, aux yeux de bon nombre d’observateurs, avait idéologiquement succédé à Patrice-Emery Lumumba qui, lui aussi, fut sacrifié sur l’autel des intérêts de la RDC. 

Un vrai nationaliste qui a fait ses preuves pendant quatre ans à la tête du Congo. S’il avait réussi à échapper à la mort, sans nul doute que « M’Zee » pouvait maintenir la flamme de la révolution du 17 mai 1997. Mais, fauché par la mort, Laurent-Désiré Kabila est tout de même demeuré dans l’esprit des Congolais.

Autre chose également, les proches de Laurent-Désiré Kabila, ceux qui étaient aux premières loges, ne sont plus visibles aujourd’hui.

Hormis Yerodia que l’on peut encore voir à la télévision lors de la retransmission des plénières du Sénat. Certains ont même rejoint le camp de l’Opposition. C’est le cas de Didier Mumengi et de Mwenze Kongolo. En tout cas, les « révolutionnaires » ont disparu de la circulation comme s’ils n’avaient jamais existé.

Certains visages ont fait leur réapparition lors des obsèques de leur compagnon, un autre ami de Laurent-Désiré Kabila, Pierre Victor Mpoyo. 

Le dimanche le 17 mai 2016, soit 19 ans après, les Congolais se souviendront encore de la lutte pour la souveraineté du Congo, menée autrefois par M’Zee LD Kabila. 

M. M./Forum des As

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