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L’appel du président Obama à son homologue Joseph Kabila vu à la loupe d’une positive cote accordée par la Maison Blanche au Raïs de la RDC

L’appel du président Obama à son homologue Joseph Kabila vu à la loupe d’une positive cote accordée par la Maison Blanche au Raïs de la RDC

L’américain Barack Obama aura signifié à son homologue congolais Joseph Kabila son admiration pour un dirigeant africain respectueux des lois de son pays sans chercher à s’agripper au pouvoir comme s’y entêtent les pairs Denis Sassou Nguesso, Pierre Nkuruziza et Paul Kagame

« Joseph Kabila ne s’est jamais formellement prononcé pour un troisième mandat, à la différence de Blaise Compaore, Denis Sassou N’Guesso ou Pierre Nkurunziza, pour ne pas citer Paul Kagame. » Sans l’affaire dite « fosse commune de Maluku », les projecteurs de l’actualité seraient encore braqués sur l’appel téléphonique transcrit le 31 mars 2015 et placé sur le site officiel de la Maison Blanche. Certaines langues en ont fait leurs choux gras en parlant du téléphone cellulaire apporté par l’ambassadeur des Etats-Unis au Président Joseph Kabila, alors en séjour à Addis-Abeba dans le cadre du 18ème sommet du Comesa, au motif que le Chef de l’Etat congolais refusait jusque-là de prendre l’appel de son homologue américain. Ces langues ont vite fait de réaliser l’effet boomerang en réalisant combien elles ont en réalité plutôt haussé la cote du Raïs, l’une des rares têtes couronnées du monde à revendiquer la souveraineté de son pays...

Le contenu de l’appel, tel que rendu par la Maison Blanche, est le suivant : « Le président Obama a parlé aujourd’hui avec le Président Joseph Kabila de la République démocratique du Congo (RDC). Le Président a souligné l’importance des élections en temps opportun, crédibles et pacifiques qui respectent la Constitution de la RDC et protègent les droits de tous les citoyens de la RDC.

« Le Président a noté que l’héritage du président Kabila comme un chef qui a apporté la RDC sur la guerre et le mettre sur la voie du progrès démocratique continu serait consolidée par des élections libres et équitables en 2016. « Le président Obama a assuré le Président Kabila que les Etats-Unis resteraient engagés en RDC tout au long du processus électoral, y compris par la nomination d’un nouvel envoyé spécial américain pour la région des Grands Lacs africains et la RDC.

« Les deux dirigeants ont réaffirmé leur engagement commun à mettre fin à la menace des groupes armés, en particulier les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). ?Le Président a encouragé la coopération entre les Forces armées de la RDC et de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC dans des opérations contre les FDLR.

« Le président Obama a également discuté avec le Président Kabila des adoptions en suspens en RDC par des familles américaines et a exhorté une résolution rapide à cette situation ». A la lecture et à l’analyse de ce compte-rendu, on peut affirmer que les deux chefs d’Etat ont abordé quatre points : le processus électoral, le bilan, la sécurité et les adoptions.??Processus électoral

Jusqu’à preuve du contraire, la personne physique censée engager la personne morale dénommée « Institution Président de la République » est Joseph Kabila Kabange.?Ce n’est donc ni la Majorité présidentielle, ni le Pprd, encore moins l’Assemblée nationale, le Sénat, le Gouvernement et/ou les Cours et Tribunaux. Sauf malhonnêteté intellectuelle, Joseph Kabila ne s’est jamais formellement prononcé pour un troisième mandat, à la différence de Blaise Comparoe, Denis Sassou N’Guesso ou Pierre Nkurunziza, pour ne pas citer Paul Kagame.

Dans ces deux derniers discours sur l’état de la Nation du 28 octobre 2013 et du 15 décembre 2014, il confirme son engagement de respecter la Constitution de la République. Ainsi, dans le premier, il dit : « La gouvernance politique et institutionnelle a, elle aussi, fait l’objet des travaux des Concertations nationales. Comme les Délégués à ces assises, Je suis pour le respect, par tous, de l’esprit et de la lettre de la Constitution de la République dans son ensemble, telle qu’adoptée par référendum populaire en 2005". Et dans le second, il renchérit : « Confirmant notre attachement à l’Etat de droit et au respect de la Constitution, le Gouvernement a, au cours des douze derniers mois, poursuivi l’approfondissement de la décentralisation, option irréversible ».

Etat dit de droit, les Etats-Unis savent qu’ils ne peuvent pas juger des actes de Joseph Kabila en dehors de l’Institution Président de la République. Partant, Barack Obama ne peut pas produire la preuve d’une seule déclaration de Joseph Kabila dans le sens d’un troisième mandat. Le contraire signifierait que la Maison Blanche est plutôt à l’écoute de la rue kinoise que du Palais de la nation.

Bilan

Barack Obama, poursuit le compte-rendu de la Maison-Blanche, note à l’actif de Joseph Kabila les efforts déployés pour mettre fin à la guerre et pour installer la RDC durablement dans le processus démocratique. Cette reconnaissance vient en appui à la déclaration de John Kerry en mai 2014 et de l’adjoint de Martin Koblër en décembre de la même année.?Pour rappel, le secrétaire d’Etat américain avait dit : « J’ai félicité le président sur les réalisations que lui et son gouvernement ont obtenus ».

Bien plus, à l’occasion du 15ème anniversaire du déploiement de la Monusco en RDC, Abdallah Wafy, Représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’Onu a considéré qu’ »Aujourd’hui, la RDC est un pays réunifié, avec des institutions qui fonctionnent, avec des institutions très fortes, avec une armée nationale, une police nationale, une justice qui fonctionne, une économie qui est en train de se développer, avec la sécurité dans la quasi-totalité du territoire congolais.

Cela grâce aux efforts des Congolais, des Congolaises, des autorités, mais aussi avec l’appui de la Monusco ». Preuve, si besoin est, que les partenaires extérieurs reconnaissent, eux, le bilan positif de Joseph Kabila qui, à son tour, plaide pour la croissance sociale concomitamment avec la croissance économique.??Sécurité

S’agissant de la sécurité, il est intéressant de noter que le Président Barack Obama « a encouragé la coopération entre les Forces armées de la RDC et de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC dans des opérations contre les FDLR ». La lecture à faire de ce point est qu’en tant que premier et principal bailleur de fonds de la Monusco, Washington sait qu’une victoire en solo des Fardc sur les groupes armés internes et externes n’est pas à son avantage, tandis qu’une victoire collégiale (Fardc-Monusco) l’est.

Adoptions

En ce qui les concerne, les adoptions sont une question sensible. John Kerry l’avait abordée avec le Président Joseph Kabila en mai 2014. Il a été constaté, côté Kinshasa, une sorte d’explosion du « marché » d’adoption des enfants virant pratiquement à un trafic d’être humains. Le phénomène a pris une ampleur inimaginable surtout dans la partie orientale du pays, en raison des guerres récurrentes. Même à Kinshasa, un réseau maffieux a été découvert. D’où la loi actuellement en gestation pour normaliser l’adoption.?Etat de droit, les Etats-Unis ne peuvent y trouver aucun inconvénient. En toute logique.??Ce serait bien le comble

En définitive, le message de Barack Hussein Obama à Joseph Kabila n’a rien de nouveau qui puisse mériter sensation. Au demeurant, au moment où se tient le VIIème sommet des Amériques à Panama City, les Congolais devraient plutôt méditer sur les propos du locataire de la Maison Blanche selon lesquels « Le temps des ingérences des Etats-Unis en Amérique latine est révolu » ! C’est bien là l’aveu de l’implication de Washington dans toutes les tragédies qui se sont produites notamment à Cuba, en Argentine, au Chili, en Bolivie, au Nicaragua et en Colombie. Ce serait alors le comble pour les Congolais que de demander à Washington de consolider davantage ses ingérences dans les affaires de la RDC.

Omer Nsongo die Lema/Forum des As

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