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Ex-M23 : les derniers retours attendus entre les 1er et 15 décembre

Ex-M23 : les derniers retours attendus entre les 1er et 15 décembre

Il est demandé à Kampala à « ne pas accorder l’asile aux ex-combattants réfractaires », les poussant ainsi vers la sortie.

Les derniers retours des ex-combattants de l’ex-M23 devront s’étendre du 1er au 15 décembre " au plus tard ", demandent dans un communiqué les ministres ou vice-ministres de la Défense de la RDC, de l’Ouganda, du Mozambique, représentant la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), et de l’Angola, qui assure la présidence tournante de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). En outre, ils ont appelé Kampala à " ne pas accorder l’asile aux ex-combattants réfractaires ", les poussant ainsi vers la sortie. Problème, une fois rentrés au pays, certains redoutent d’y être jugés, la loi d’amnistie du 11 février 2014 excluant les auteurs de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes de génocide.

Ces délais paraissent courts. Mais cela n’a pas empêché la CIRGL de décider, le mercredi 18 novembre dernier à Kinshasa, lors d’une réunion restreinte d’accélérer et d’achever le rapatriement d’un millier d’anciens rebelles. Environ 1.600 rebelles avaient fui en Ouganda, où Kampala affirme qu’ils sont cantonnés et désarmés. Leur rapatriement, qui doit s’opérer sur la base du volontariat, est l’un des points essentiels des déclarations de paix de Nairobi, que Kinshasa et le M23 ont signées en décembre 2013. Le processus de retour, qui a débuté en septembre 2014 et que la RDC espérait voir achevé en août 2015, patine.


Et pourtant, la RDC a déboursé " 10 millions de dollars sur fonds propres " pour s’occuper de ceux qui reviendront, et qui seront alors cantonnés dans des camps basés à Kitona et à Kamina, a tenu à rassurer Lambert Mende Omalanga, porte-parole du gouvernement, lors d’une conférence de presse. Des experts de l’ONU estiment que l’Ouganda à la tête de la CIRGL pendant la guerre du M23, était alors juge et partie. Dans un rapport, ceux-ci accusent Kampala d’avoir soutenu le groupe armé avec le concours du Rwanda, où des centaines d’ex-rebelles se sont par ailleurs réfugiés. Les deux Etats ont toujours démenti ces allégations.


La Grande-Bretagne, second bailleur de la RDC derrière les Etats-Unis, suit la situation de près. " Nous voulons nous assurer que ce groupe n’existe plus, de quelque manière ou forme que ce soit, pour qu’il n’y ait pas un mécanisme pour recréer une base violente ", a confié, le 17 novembre dernier Danae Dholakia, l’envoyée spéciale britannique dans la région des Grands Lacs, en visite de travail à Kinshasa. Pour prévenir une réorganisation du M23, né sur les cendres de deux rébellions, la CIRGL a demandé à Kampala d’" empêcher " les anciens rebelles d’utiliser leurs " qualités militaires " et de s’assurer que ceux " absents des camps de cantonnement ne constituent pas une menace à la sécurité de la RDC ".


Plus largement, l’Angola a demandé de "résoudre une fois pour toutes " la question des dizaines de groupes armés de l’Est congolais. Parmi les grandes menaces, les Hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) : leurs chefs ont participé au génocide des Tutsi en 1994 au Rwanda avant de s’exiler en RDC. 

Rachidi Mabandu/Forum des As

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